Environnement

L’histoire et l’expérience montrent que c’est en s’appuyant sur la dynamique et les savoir-faire locaux, par la concertation et les décisions partagées, que peuvent être positivement abordés le maintien et l’amélioration de la grande qualité environnementale du Haut-Béarn.

La Commission Environnement a pour vocation de se pencher sur la biodiversité dans l’instruction de tous les projets. Les partenaires doivent donc pouvoir disposer des connaissances environnementales afin de prendre en charge en pleine responsabilité le patrimoine commun des vallées.

Rapaces sensibles

En fonction des sites de nidification des rapaces les plus sensibles, gypaètes barbus, aigles royaux…

  • Adaptation systématique des plans de vols des héliportages
  • Remplacement occasionnel des héliportages par du muletage

Grand-Tétras

En fonction de la présence du plus gros gallinacé d’Europe, animal historique sensible,

  • Adaptation des dates de toutes les coupes forestières dans le Haut-Béarn

Sangliers

Prairies et pâturages d’estives peuvent être dévastées par cet animal dont les effectifs sont en très forte augmentation,

  • Relevés de dégâts et cartographie.

L'Observatoire Départemental des Dommages au Bétail

On dénombre entre 3.000 et 4.000 vautours dans les Pyrénées-Atlantiques et plus de 20.000 dans les Pyrénées aragonaises et navarraises.

Le vautour est un allié du pastoralisme. C’est un charognard qui joue un rôle essentiel de nettoyeur de la montagne. Mais depuis plusieurs années, des témoignages font part d’un changement de comportement de l’animal et d’attaques sur du bétail vivant.

Devant la multiplication des témoignages (près de 500 recensés depuis 1997), les partenaires réunis au sein de l’IPHB et les autres acteurs concernés dans le département ont décidé de créer l’Observatoire Départemental des Dommages au Bétail en 2002. Et ils demandent :

  • Refus du nourrissage.
  • Retour à l’équarrissage naturel (autoriser de nouveau les éleveurs à déposer les carcasses de bétail mort, pour renforcer la quête du vautour et réduire les pollutions des transports pour la destruction des cadavres).
  • Expertise des dommages et indemnisation des cas avérés imputables aux vautours.
  • Retrouver la distance de fuite d’un animal sauvage.

Grands prédateurs

Après été avoir dépossédée de la compétence du dossier ours (voir L’HISTOIRE DE L’IPHB ET L’OURS) en 2006, l’IPHB continue à suivre les évènements liés aux grands prédateurs et à enregistrer les témoignages et ressentis. Les partenaires rassemblés au sein de l’IPHB ont exprimé leur positionnement à plusieurs reprises.

  • Suivi et communication des informations de localisation et des dégâts des prédateurs. 4 membres de l’équipe IPHB font partie du Réseau Ours Brun.
  • Recueil des témoignages locaux.
  • En 2018 : Suite à l’arrivée de canidés très agressifs et à l’héliportage de 2 ourses contre l’avis des élus et des éleveurs, le Syndicat Mixte de l’IPHB a souhaité se positionner contre le « Plan Loup » et le « Plan Ours ».
  • Début 2021 : demande de retrait de l’animal « féroce et malfaisant » responsable de prédation depuis 2018 en vallée d’Ossau.

Valorisation des ressources locales par la sensibilisation au patrimoine naturel et culturel des vallées béarnaises

La haute qualité environnementale des vallées béarnaises au plan de la biodiversité floristique et faunistique ainsi que des paysages est unanimement reconnue et constitue un atout pour le territoire.

Cependant, les raisons de la richesses de ces écosystèmes, issues de la coévolution des activités humaines et de la nature, restent peu ou mal perçues.

Beaucoup de travaux scientifiques démontrent que l’existence et la préservation de cet environnement exceptionnel est lié à ce socio-écosystème, c’est à dire à la meilleure adaptation possible des pratiques pastorales et forestières aux équilibres du territoire, grâce à la  gestion ancestrale « en bien commun ».

Aussi, pour mieux faire comprendre les vallées, pour informer et sensibiliser les habitants et les visiteurs, l’IPHB a spécifiquement mené des actions de communication en 2024 et 2025 :

  • 8 séances publiques d’information sur les thèmes de la transhumance, de l’écobuage, de l’évolution du pastoralisme, de ses apports à l’environnement, de l’avenir de nos forêts de montagne…
  • Création d’une exposition présentée notamment lors des 5 fêtes pastorales locales.
  • Interventions pédagogiques auprès de 9 établissements d’éducation, locaux et nationaux.

Afin de conserver la connaissance du territoire pour les générations futures et de garantir une bonne gestion des estives, mais aussi pour améliorer la sécurité des bergers et de leurs salariés, l’opération a également comporté un volet centré sur la mémoire de la toponymie des quartiers et des secteurs pastoraux.

Le savoir-faire de l'équipe IPHB

Secrétariat des instances de concertation
l’équipe prépare les dossiers, anime et rédige les comptes rendus des Commissions Agro-pastoralisme, en amont des Conseils de Gestion Patrimoniale.
Les informations sur la grande faune
sont réunies et cartographiées. 4 membres de l’équipe font partie du Réseau Ours Brun.
Recensement et recueil
des témoignages de dégâts de vautours sur animaux vivants.
L’équipe de l’IPHB
accompagne les bergers et les collectivités pour mettre en place les parcs de protection des troupeaux.
Des études sont en cours
  • les services environnementaux rendus par l’activité et les pratiques pastorales dont les écobuages : biodiversité, vie du sol, ouverture des milieux, entretien des paysages, séquestration du carbone, prévention des risques naturels (incendies, avalanches, glissements de terrain…)
  • la caractérisation des écobuages
  • l’évolution du couvert forestier dans les vallées
  • participation à l’étude d’impact des mesures de protection des troupeaux dans le département
  • inscription de la Transhumance au patrimoine mondial de l’UNESCO

Pour aller plus loin

Dépliant vautours

Évolution des témoignages des attaques de vautours